© véra rybalchenko 2018

Née en 1969, Véra Rybaltchenko s’intéresse dès l’adolescence à la sculpture et commence à travailler le modelage. Après une année passée aux Etats-Unis, elle entre à l’atelier de Sèvres en cours de communication visuelle. Peu à l’aise avec un apprentissage encore très scolaire, elle décide de ne pas poursuivre ce cursus et préfère travailler et apprendre au contact de la matière.D’abord assistante d’un sculpteur sur bois durant un an, elle participe ensuite aux travaux de restauration des façades sculptées du Louvre avec une équipe de tailleurs de pierre durant plusieurs années. En parallèle elle poursuit son travail personnel, très figuratif et consolide à cette époque une technique classique et académique avec l’argile et le plâtre. Elle participe à des expositions collectives et répond à la commande d’un buste de Jules Verne d’après une photo de Nadar pour le festival du film Jules Verne Aventures. Cette sculpture tirée en bronze servira de trophée durant plusieurs années.

Son travail évolue et tout en demeurant figuratif, il quitte complètement les rangs de l’académisme. Elle expérimente différents matériaux comme le latex, la résine, la mousse expansée et développe des techniques mixtes destinées à les faire cohabiter. Elle réalise un projet de sculpture monumental pour le lycée Jean de la Fontaine à Paris qui achètera sa maquette, puis un groupe de sculptures pour l’hôpital Robert Debré installées en extérieur. Sélectionnée pour la bourse à la vocation de la fondation Bleustein Blanchet, elle obtient sa première exposition personnelle à la galerie Mireille Batût d’Haussy à Paris.

Le premier prix au festival d’art contemporain de la ville de Clichy (92) lui permet de réaliser une sculpture monumentale  devant l’hôtel de ville. Un personnage de couleur bleu de 4 m de haut est installé sur le parvis de la mairie durant plusieurs semaines et ensuite dans le parc de la fondation Roguet. Elle répond à la commande d’une série de sculptures exposées dans le parc Salengro à Clichy pour les rencontres de l’art contemporain. Séduite pas la dimension monumentale et extérieure elle travaille sur différents projets comme « La nuit des étoiles » au jardin des plantes ou un projet européen autour des enfants.

En 2004 elle décide de quitter Paris et s’installe à la campagne en Charente Maritime avec ses 3 enfants et son compagnon. Elle y travaille durant 5 ans, poursuivant ses recherches et ses expérimentations, découvrant de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques. Durant cette période, « montrer » n’est pas la priorité, sorte de retraite choisie, il s’agit pour l’artiste de prendre le temps de l’introspection, du questionnement, de la recherche personnelle. Bien volontiers déconnectée de la fureur parisienne, elle peut explorer librement, gratuitement et se met peu à peu à peindre.

Installée depuis 2010 à Angoulême, elle se consacre essentiellement à des sculptures et installations textiles et à la peinture, avec de nouveau une nécessité de confronter son travail au public. L’espace culturel Les Modillons lui consacre une exposition personnelle durant le premier semestre 2014. Elle y expose ses derniers travaux textiles, installations et ses « constructions ». Depuis son travail s’oriente vers de nouvelles installations et renoue avec les arts appliqués.

À PROPOS